Diagnostic bâtiment dans l'Aude (11) - Castelnaudary

SARL RATABOUIL FRÈRES à Castelnaudary dans l’Aude (11) - Rénovation de façade et diagnostic de bâtiment.


  • Les liants
  • Le cycle de la chaux
  • Les granulats
  • Les colorants
  • Les adjuvants
  • Formulations
  • Les stucs
  • Techniques particulières
  • Conclusion

Les chaux
Ce sont des matières qui ont pour propriété d’assembler par collages des matériaux inertes. Les chaux de construction sont des liants dont les principaux composants analysés chimiquement sont des oxydes et hydroxydes de calcium (Ca O Ca (OH)2) pouvant comprendre des quantités moindres de magnésium (Mg O Mg(O H)2) ou de silicium (Si O2), d’aluminium (A12 O3) et de fer (Fe 2O3).

  • Chaux calciques 90 (CL90) ex CEAB
  • Chaux Dolomite 85 (DL 85)
  • Chaux Hydrauliques NHL ex XHN

Chaux aérienne
Oxyde de calcium obtenu par la cuisson des roches calcaires pure qui libère le gaz carbonique qu’elles contiennent (chaux vives). L’hydroxyde de calcium est obtenu par l’extinction au contact de l’eau (chaux éteinte). Elle ne durcit pas dans l’eau, car elle n’a pas des propriétés hydrauliques.

Chaux hydrauliques
Les chaux sont constituées principalement de silicates de calcium, d’aluminates de calcium et d’hydroxydes de calcium produits par la calcination, l’extinction et le broyage de calcaires argileux. Elles ont la propriété de faire sa prise et de durcir dans l’eau. Elles contiennent au moins 12% en masse de chaux libre non liée. Les chaux obtenues par calcination de calcaire plus ou moins argileux ou siliceux avec réduction en poudre par extinction avec ou sans broyage sont appelées (chaux hydrauliques naturelles) NHL. Les chaux hydrauliques naturelles auxquelles on additionne de façon appropriée, des matériaux pouzzolaniques ou hydrauliques jusqu'à 20% sont désignés par (NHL-Z).

Les plâtres
Sulfate de calcium ou gypse concassé ou broyé (Ca SO4 + 2H20) déshydraté par cuisson de 120° à 140° pour le plâtre gros de construction, 180° pour le plâtre fin surcuit.



1 - LES CARACTERISTIQUES GENERALES DES GRANULATS

Terminologie définition
Ce sont des grains de matière inerte : sable, gravier, graves, tuileau ou terre crue qui sont agglomérés pour former les agrégats qui composent avec les liants les différents mortiers de la construction.

Classification provenance
La composition des agrégats est caractérisée par la courbe de granulométrie (Norme FNP 18 304). Pour les mortiers de façades, les sables peuvent provenir :

  • du lit des rivières
  • de carrières
  • du concassage
  • de mines à découvert

2 - LES APPELLATIONS

Leurs appellations sont définies par leur composition granulaire :

  • LES FINES : inférieures à 0,1 mm (Ex : recoupe de pierre, poudre d’oxyde, terre, pigments minéraux naturels, brasier de marbre ou de pierre.)
  • LES SABLES : de 0,1 mm à 0,4 mm, que l’on tamise :
  • fins : 0,1 mm à 0,4 mm
  • moyens : 0,5 mm à 2 mm
  • gros (sable à bâtir) : 2 mm à 3 mm
  • Les graviers :
  • grain de riz : 4 mm à 10mm
  • roulés : 10 mm à 30 mm
  • Les cailloux : supérieurs à 30 mm

3 - PROPRIETES

Le sable utilisé pour réaliser des mortiers de crépis et d’enduits doit comporter une courbe granulométrique (agrégats de taille différente) répartie entre 0 et 3 mm. Traditionnellement, on observe des sables plus grossiers, et dans ce cas, il convient de faire des essais. A l’inverse, un sable trop fin et un dosage important entraînent du retrait, ce sont donc des sables à utiliser avec prudence et sur de faibles épaisseurs.

Il conviendra de les associer avec des chaux aériennes permettant un resserrage successif de l’enduit. Les sables ne doivent pas comprendre plus de 5% d’éléments très fins comme les argiles, la terre végétale, les charbons…

Il faut éviter tous sols comportant des sels résiduels et des déchets organiques.

Dans le cas du sable de mer, il sera nécessaire de réaliser des tests et éventuellement un lavage à l’eau douce.

4 - AGREGATS PARTICULIERS

Certains agrégats sont recherchés pour leur réalisation avec la chaux : c’est principalement le cas de la réaction pouzzolanique dans laquelle les silicates et aluminates de l’agrégat réagissent avec la chaux et l’eau de gâchage pour former un hydrate stable (hydraulicité des mortiers). Des poudres de pierre (marbre notamment) et le talc. Certains limons ou argiles sont utilisés en complément, notamment pour la coloration, ou en revêtement particulier sur certaines maçonneries argileuses.


Colorants

La coloration des enduits fins se réalise en général à l’aide de pigments en poudre ou de sables colorés. On distingue deux sortes de pigments : les pigments naturels (terres), les pigments artificiels (oxydes). Les terres naturelles se mélangent facilement dans les enduits, mais leur pouvoir couvrant est 4 fois plus faible que les oxydes. Les terres les plus utilisées sont : l’ocre rouge, l’ocre jaune, l’ocre havane, terre de sienne naturelle ou calcinée, terre d’ombre naturelle ou calcinée.

Les oxydes métalliques sont plus difficiles à mélanger, il est préférable pour obtenir une bonne dilution de la couleur dans l’enduit, d’un broyage des oxydes. Les oxydes les plus courants sont : oxyde jaune, oxyde rouge, oxyde noir, bleu outremer, vert.


Les adjuvants utilisés peuvent améliorer l’ouvrabilité, la souplesse des mortiers en aucun cas les performances du liant. Ces adjuvants peuvent être des produits traditionnels (agents mouillants, caséine, et rétenteur d’eau). Il convient cependant de réaliser des essais préalablement pour vérifier la compatibilité avec le liant et le support. Les adjuvants contemporains doivent être utilisés conformément aux normes et prescriptions du fabricant.

PLÂTRE / CHAUX

Plâtre

Les techniques ci-dessous visent les réfections d’enduit sur des maçonneries en pierres de blocage hourdées au mortier de chaux ou de plâtre. Ce type de mortier est conforme au DTU 26.1 chapitre 13.

Le plâtre gros de construction et la chaux CL sont compatibles quelque soit les dosages pour l’intérieur ou l’extérieur, il est préférable d’avoir plus de chaux que de plâtre pour des réalisations extérieures.

REPRISE DE PIERRES

Pour des corps d’enduits intérieurs :

  • 1 volume de plâtre gros
  • 2 volumes de chaux CL
  • 5 à 7 volumes de sable très propre

Pour des charges inférieures à 2 cm :

  • 1 volume de plâtre gros
  • 2 volumes de chaux CL
  • 3 volumes de granulats

Pour des fortes charges de 2 à 5 cm :

  • 1 volume de chaux CL
  • 2 volumes de plâtre gros
  • 3 volumes de granulats

En général, pour les enduits fins le rapport est d’un volume de charge pour un volume de liant.

ENDUIT MINCE

Les enduits minces sont des pâtes de chaux mélangées à des charges minérales pour assurer des finitions intérieures et extérieures. Il est nécessaire d’utiliser des chaux grasses pour une bonne ouvrabilité de l’enduit. Le domaine d’application reste vaste sur toutes les surfaces intérieures ou extérieures dégagées de tout produit organique. Les charges les plus utilisées sont : des sables de rivière roulés et lavés, des terres cuites broyées, de la recoupe de pierre, des poudres de marbre ou de la pouzzolane.

Formulation d'un enduit mince
10 litres de chaux + 5 litres de sable tamise + 5 litres de farine de marbre.

Ppéparation des pâtes
Sur une base de 10 litres de chaux aérienne.

  • Stuc lisse : 4 litres d'eau pour 10 litres de chaux.
  • Stuc transparent : 10 litres d'eau pour 10 litres de chaux.
  • Dispersions
  • Colature : 15 litres d'eau pour 10 litres de chaux.
  • Badigeon : 20 litres d'eau pour 10 litres de chaux.
  • Eau forte : 30 litres d'eau pour 10 litres de chaux.

Stuc lisse
10 litres ou 5 kg de chaux + 5 litres de farine de marbre (Béatite) + 5 litres de talc + colorants.

Adjuvants pour le Stuc
Les adjuvants utilisés peuvent améliorer l’ouvrabilité, la souplesse des mortiers en aucun cas les performances du liant. Ces adjuvants peuvent être des produits traditionnels (agents mouillants, caséine et rétenteur d’eau). Il convient cependant de réaliser des essais préalablement pour vérifier la compatibilité avec le liant et le support. Les adjuvants contemporains doivent être utilisés conformément aux normes et prescriptions du fabricant.

Finition Stuc
Savon noir + cire de carnauba + eau.

Faire fondre le savon et la cire sur un réchaud et ensuite appliquer à la brosse sur le stuc et lisser instantanément à l’aide de la truelle.


A TEMPERA
Cette technique est très ancienne. Elle est utilisée en particulier pour la peinture. Enduit à base de chaux grasse, de charges, d’œufs et de cendres. L’œuf est une émulsion naturelle qui peut être utilisée à l’eau ou à l’huile comme liant et pour ses qualités fixatives.

LA PATINE
La composition de la patine est d’eau et de pigments, cette technique ne peut être utilisée que sur un enduit frais, sur un support sec il est impératif de rajouter un liant.

 


Tous les enduits pratiqués sont à base de chaux grasse, de colorants naturels (terre, ocre, terre de Sienne, terre d’ombre, etc.) et sans ajout de résine ou de plastifiant.

Toutefois, les actions engagées peuvent être considérées comme traditionnelles, elles n’altéreront pas les supports et resteront dans un esprit d’entretien et de réversibilité.